27e Session du Comité d’Orientation Stratégique de l’OSS, Tunis, 28 janvier 2025
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Tripoli, 30 septembre 2026
Face aux inondations, sécheresses, vagues de chaleur, tempêtes de sable, feux de végétation et autres risques climatiques, anticiper devient essentiel pour mieux protéger les populations, les infrastructures et les territoires. Dans le cadre de Readiness Libya II, l’OSS accompagne la Libye dans la préparation d’un système national d’alerte précoce multirisque, intégré et centré sur les populations. Une nouvelle consultation organisée à Tripoli a permis de consolider les priorités nationales et de faire progresser la préparation de la Note Conceptuelle destinée au Fonds vert pour le climat (GCF).
Des priorités nationales à un système intégré
Réunis à Tripoli le 30 septembre 2026 à l’initiative de l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) et de l’Autorité Nationale Désignée (NDA), les acteurs concernés ont poursuivi le travail engagé quelques semaines auparavant pour définir les bases du futur Système national d’alerte précoce multirisque de la Libye.
Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des consultations techniques conduites du 13 au 15 septembre avec les institutions nationales intervenant dans la météorologie, la gestion des risques et des catastrophes, la télédétection et l’alerte communautaire. Ces premiers échanges avaient permis d’identifier les capacités existantes, les mécanismes de coordination ainsi que les principales lacunes à combler.
L’enjeu est désormais de mieux relier ces capacités plutôt que de créer des mécanismes parallèles. La Libye dispose déjà d’institutions, de compétences techniques et de systèmes d’observation sur lesquels elle peut s’appuyer. Le futur dispositif devra les intégrer dans une chaîne cohérente allant de la connaissance du risque à la prévision, puis de l’alerte à la décision et à l’action.
Six risques au cœur des travaux
Pour traduire cette ambition en priorités concrètes, les participants ont travaillé sur six risques majeurs : les inondations et crues soudaines, les sécheresses, les vagues de chaleur, les tempêtes de sable et de poussière, les feux de végétation et les criquets pèlerins.
Pour chacun d’eux, les groupes de travail ont examiné les dispositifs existants, les zones géographiques prioritaires, les impacts sur les populations et les principaux secteurs, ainsi que les responsabilités des différentes institutions. Ils ont également formulé des recommandations destinées à améliorer la prévention, la diffusion des alertes et la capacité de réponse.
Cette démarche place les besoins des populations au centre du futur système. Une alerte n’est en effet réellement utile que si elle parvient à temps aux personnes exposées, si elle est comprise et si elle permet aux institutions, aux collectivités et aux communautés de prendre les mesures nécessaires avant qu’une catastrophe ne survienne. Cette approche intégrée constitue l’un des principes structurants du système envisagé.
La gouvernance, une condition essentielle
Les échanges ont également mis en évidence une priorité majeure : un système d’alerte précoce efficace ne repose pas uniquement sur les technologies.
Il nécessite des responsabilités institutionnelles clairement établies, une meilleure circulation des données et une coordination renforcée entre les différents acteurs. Météorologie, télédétection, agriculture, environnement, gestion des urgences et autorités locales devront pouvoir travailler dans un cadre commun reliant l’information sur les risques à la prise de décision et à l’action.
Parmi les recommandations retenues figurent ainsi la mise en place d’un cadre clair de gouvernance, la clarification des mandats des institutions, le renforcement du partage des données et de leur interopérabilité, l’amélioration de la cartographie des risques et des impacts, ainsi qu’une implication accrue des municipalités, des communautés et de la société civile.
Faire évoluer une priorité nationale vers un projet d’investissement
Le futur système d’alerte précoce s’inscrit dans le processus engagé à travers Readiness Libya II. Les consultations conduites avec les institutions libyennes ont permis d’identifier l’alerte précoce parmi les priorités nationales intégrées au GCF Country Programme. À la demande de la NDA, l’OSS a ensuite accompagné le développement de l’idée de projet et la préparation de sa Note Conceptuelle.
La consultation du 30 septembre marque ainsi une étape supplémentaire dans ce processus. Les contributions recueillies seront consolidées afin d’affiner la Note Conceptuelle, de préciser les responsabilités institutionnelles et de renforcer les composantes techniques du projet. Les consultations avec les institutions libyennes se poursuivront également en vue de sa finalisation et de sa soumission au Fonds vert pour le climat (GCF)
À travers cette démarche, Readiness Libya II contribue à faire le lien entre les priorités nationales, l’expertise technique et les possibilités de financement climatique. Le futur système d’alerte précoce en constitue une traduction concrète : renforcer les capacités existantes, mieux coordonner les acteurs et permettre à la Libye de passer progressivement d’une gestion réactive des catastrophes à une approche davantage fondée sur l’anticipation, la prévention et la protection des populations.
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