17 juin 2026, Tunisie.
À l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse, célébrée le 17 juin 2026 sous l’égide de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), le Ministère de l’Environnement, en partenariat avec l’Observatoire du Sahara et du Sahel, a organisé à Tunis un atelier national dédié à la lutte contre la dégradation des terres en Tunisie. Cette rencontre a rassemblé un large éventail d’acteurs institutionnels, scientifiques, techniques et de développement, tous engagés dans la gestion durable des terres, la restauration des écosystèmes et le renforcement de la résilience des territoires.
L’ouverture de l’atelier a été marquée par l’intervention de Mme Awatef Messai, Directrice générale par intérim de la Direction Générale de l’Environnement et de la Qualité de la Vie (DGEQV). Elle a souligné que la dégradation des terres constitue l’un des défis environnementaux majeurs auxquels font face de nombreux pays. Elle a par ailleurs réitéré l’engagement constant de la Tunisie en faveur de la gestion durable des ressources naturelles, prônant des approches intégrées conciliant développement économique, protection de l’environnement et résilience des communautés locales.
Prenant la parole, M. Nabil Hamada, Directeur à l’OSS, a souligné l’importance de la thématique « Les parcours repensés : Reconnaître. Respecter. Restaurer. », retenue pour la célébration de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse. Il a par ailleurs ajouté que la lutte contre la dégradation des terres nécessite une coordination institutionnelle renforcée, des données fiables et un investissement durable. Il a réaffirmé la disponibilité de l’Organisation à poursuivre son accompagnement à la Tunisie dans ses efforts nationaux en matière de gestion durable des terres, de préservation de la biodiversité, d’adaptation aux changements climatiques et d’atteinte des objectifs de la CNULCD.
Réunissant des représentants ministériels, des institutions de recherche et d’enseignement supérieur, des organisations de la société civile, des acteurs professionnels, des partenaires techniques et financiers ainsi que des experts nationaux, l’atelier a constitué une plateforme de concertation privilégiée. Il a favorisé le partage d’expériences, la formulation de recommandations prioritaires et l’identification de perspectives d’action pour renforcer la gestion durable des terres en Tunisie.
Inscrit dans le cadre des engagements de la Tunisie en matière de Gestion Durable des Terres (GDT), de Neutralité en matière de Dégradation des Terres (NDT) et de rapportage via la plateforme PRAIS de la CNULCD, cet atelier visait à intensifier le dialogue et la coordination entre les parties prenantes. Les échanges ont porté sur les orientations récentes de la Convention, le retour d’expériences nationales et l’élaboration de recommandations pour renforcer les efforts de restauration et la résilience des territoires.
Les participants ont notamment examiné les implications pour la Tunisie des récentes décisions de la CNULCD, en particulier la décision 19 de la CoP16 relative à l’arrêt, à la réduction et à l’inversion de la dégradation des terres agricoles, pastorales et des sols. Les discussions ont également porté sur le suivi des indicateurs de la Convention à travers la plateforme PRAIS, ainsi que sur les besoins en données, en outils et en capacités.
Les présentations techniques ont mis en lumière les expériences tunisiennes en matière de gestion durable des terres et des oasis, ainsi que les approches de restauration socio-écologique et de conservation de la biodiversité. Les recommandations formulées contribueront à renforcer la mise en œuvre des engagements de la Tunisie dans le cadre de la CNULCD et à promouvoir des territoires plus résilients face aux défis environnementaux et climatiques.