














Dans le cadre de la mise en œuvre du projet NB-ITTAS, une mission de supervision a été menée dans la région de Wammakko, État de Sokoto, au Nigeria. Cette visite a permis d'évaluer l'état d'avancement des travaux du pilote de démonstration et d'échanger avec les communautés locales et les autorités sur les enjeux liés à la gestion intégrée des ressources en eau.
Ce projet pilote vise à améliorer la recharge des aquifères et à renforcer la résilience des communautés face aux défis du changement climatique à travers des infrastructures adaptées et des solutions durables. Parmi les interventions clés figurent, le reprofilage/dérivation de la rivière, la construction de bassins d’infiltration, de puits d’injection ainsi que la réhabilitation de puits existants, en mettant un accent particulier sur l’amélioration de l'accès à l'eau pour les femmes et les jeunes.
Reposant sur une approche intégrée, le projet ITTAS vise également à améliorer la connaissance, la gouvernance et la gestion durable des ressources hydriques transfrontalières. Ses sites pilotes jouent un rôle clé en testant des solutions concrètes pour préserver la qualité des eaux et réduire les impacts climatiques. Ces sites expérimentaux permettent de développer et d’adapter des approches innovantes avant leur possible mise à l’échelle dans d’autres régions confrontées aux mêmes défis hydriques.
Lors de cette mission, la délégation de l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) a visité le site où ces infrastructures seront mises en place. Des échanges ont eu lieu avec les bénéficiaires pour comprendre leurs attentes et évaluer les impacts potentiels des travaux sur leur quotidien. Les discussions ont mis en lumière l’importance de ces ouvrages pour l’agriculture locale, l’élevage et la pêche qui dépendent fortement des ressources en eau souterraines.
Les inspections de terrain ont également permis d’identifier les défis techniques liés à la mise en œuvre des infrastructures hydrauliques, notamment la nécessité d’une analyse approfondie des sols et des niveaux de nappe pour garantir l’efficacité des ouvrages. Les retours des bénéficiaires ont souligné les bénéfices attendus du projet, notamment l’amélioration de la disponibilité de l’eau pour l’irrigation, l’abreuvement du bétail et pour la reprise des activités de pêche.
En parallèle, des réunions avec les autorités locales et les parties prenantes ont été organisées afin de renforcer l’engagement des acteurs institutionnels et de garantir une gestion concertée des ressources en eau. Ces échanges ont permis de discuter des stratégies d’adaptation au changement climatique et de la nécessité d’une approche scientifique pour assurer une gestion durable des aquifères.