27e Session du Comité d’Orientation Stratégique de l’OSS, Tunis, 28 janvier 2025
Tenue le 28 janvier 2025 à Tunis, la 27e session du Comité d’…
Tripoli, du 13 au 15 septembre 2026
Fort de son expertise en matière de résilience climatique, de surveillance environnementale et de systèmes d’aide à la décision, l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) a réuni, à Tripoli, du 13 au 15 septembre 2026, les principales institutions libyennes afin de faire avancer les échanges vers la mise en place d’un système national d’alerte précoce coordonné.
Mis en œuvre par l’OSS dans le cadre du projet READINESS Libya II, soutenu par le Fonds vert pour le climat, ces consultations ont réuni le Centre national de météorologie, l’Autorité nationale de sécurité, le Croissant-Rouge libyen, le Centre libyen de télédétection et des sciences spatiales, la Fondation Roaya et l’UNICEF Libye.
L’OSS a facilité un dialogue coordonné entre des institutions disposant de mandats et d’expertises complémentaires, en créant une plateforme commune destinée à renforcer la capacité de la Libye à anticiper les risques liés au climat, à améliorer le suivi et la communication des risques et à favoriser une action rapide et éclairée pour protéger les populations, les moyens de subsistance et les infrastructures essentielles.
Vers une approche intégrée des risques climatiques
Les consultations ont porté sur un ensemble de risques liés au climat affectant la Libye, notamment les inondations, les sécheresses, les vagues de chaleur, les tempêtes de sable, les feux de forêt et les glissements de terrain.
Les discussions ont couvert les différentes composantes nécessaires à un système d’alerte précoce efficace, depuis la surveillance météorologique et environnementale jusqu’à l’évaluation des risques, la communication, la préparation et la réponse. Une attention particulière a été accordée au renforcement des capacités d’observation et à l’exploration de la contribution des technologies satellitaires au suivi des zones où les informations issues des observations au sol restent limitées.
Les enseignements tirés de la tempête Daniel en 2023 ont également nourri les discussions, soulignant l’importance de disposer d’informations fiables, d’une coordination institutionnelle efficace et d’une communication en temps opportun pour réduire les impacts des événements extrêmes.
Relier l’information, les institutions et les communautés
L’un des enjeux centraux était de veiller à ce que les alertes ne se limitent pas à la production d’informations techniques, mais qu’elles parviennent aux populations exposées, en temps utile, sous une forme compréhensible et permettant d’agir.
Les participants ont examiné la manière dont les institutions nationales, les services d’urgence, les organismes techniques et les acteurs communautaires peuvent contribuer à une chaîne d’alerte cohérente, fondée sur des rôles clairement définis et complémentaires.
Les initiatives existantes en matière d’alerte précoce et de préparation aux catastrophes en Libye ont également été prises en compte, dans l’objectif de s’appuyer sur les capacités nationales et les efforts déjà engagés, de renforcer la coordination et d’éviter la mise en place de mécanismes parallèles.
Cette approche repose sur un principe fondamental de l’alerte précoce : la technologie et les prévisions sont essentielles, mais leur impact dépend en définitive de la capacité des institutions à travailler ensemble et à transformer les informations sur les risques en actions concrètes.
Accompagner la mise en place d’un système coordonné et porté au niveau national
À travers ces consultations, l’OSS accompagne un processus porté au niveau national, visant à rapprocher les connaissances scientifiques, les capacités technologiques, les mandats institutionnels et l’implication des communautés dans le cadre d’une approche plus coordonnée de l’alerte précoce.
Les échanges ont permis d’identifier les capacités existantes, les domaines nécessitant un renforcement supplémentaire ainsi que les possibilités d’accroître la complémentarité entre les institutions concernées.
Dans le cadre de READINESS Libya II, ces travaux contribuent aux efforts plus larges visant à renforcer la résilience de la Libye face aux changements climatiques et sa préparation institutionnelle. L’OSS poursuivra sa coopération avec l’Autorité nationale désignée de la Libye et les partenaires nationaux afin d’accompagner les prochaines étapes du processus.
L’objectif va au-delà de la mise en place d’un système technique : il s’agit de contribuer à l’établissement d’un cadre national durable, capable de transformer les informations climatiques et relatives aux risques en décisions prises en temps utile et en actions efficaces pour la protection des populations.
Tenue le 28 janvier 2025 à Tunis, la 27e session du Comité d’…
La participation de l'Observatoire du Sahara et du Sahel…
Evénement parallèle de l’OSS en marge de la COP 16 : renforcer…