Renforcer le rôle du pastoralisme dans la résilience climatique et la restauration des terres dans la région NENA

Le Consortium #IYRP du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord (NENA), dont l’OSS est membre aux côtés de partenaires régionaux et internationaux clés, a activement contribué au sommet Désertif’actions 2026 à Djerba, en apportant une perspective régionale claire sur le rôle stratégique du pastoralisme dans la lutte contre la dégradation des terres et le renforcement de la résilience climatique dans les zones arides. Le Sommet a constitué une opportunité majeure pour faire avancer les priorités de l’Année internationale des parcours et des pasteurs (IYRP).

Lors de la session parallèle « Faire du pastoralisme un levier central des politiques pour des zones arides résilientes, M. Mustapha Mimouni, Directeur du Département Technologie, Information et Télédétection de l’OSS, représentant le Consortium, a contribué aux réflexions globales sur la participation et la représentation des pasteurs.

Il a mis en lumière l’étendue des parcours dans la région NENA, l’ampleur de la dégradation des terres, ainsi que le fort potentiel des solutions fondées sur les parcours. Il a également présenté l’initiative du Consortium et les actions en cours visant à structurer une plateforme régionale et à renforcer la visibilité du pastoralisme dans les agendas politiques et d’investissement.

Dans la dynamique de l’IYRP, les échanges ont souligné un enjeu majeur : garantir une intégration durable de la voix des pasteurs de la région NENA dans les processus décisionnels au-delà de 2026.

Le maintien de cette visibilité et de cette influence repose sur quatre piliers essentiels : une représentation institutionnalisée, un renforcement des données et du narratif, des évolutions politiques, et des mécanismes de financement durables.

À travers le travail de groupe « Faire progresser les droits des pasteurs dans le cadre de la CNULCD », animé par l’International Land Coalition, l’accent a été mis sur l’alignement des politiques et les contributions concrètes à l’agenda de la CoP17 de la CNULCD. M. Mimouni a insisté sur l’importance de relier les priorités régionales - mobilité, restauration des parcours, gouvernance et investissement - aux cadres globaux, tout en les traduisant en messages politiques opérationnels et en initiatives à l’échelle.

Cette participation visait à assurer une pleine intégration des priorités régionales dans les discussions internationales et à renforcer la visibilité et le positionnement du Consortium.

Une contribution clé réside dans ce rôle opérationnel de mise en cohérence entre données, politiques et mise en œuvre. À travers des outils et programmes intégrés, les pays sont accompagnés sur l’ensemble de la chaîne - de la production de connaissances à la prise de décision et à la mise en œuvre. Cela inclut des plateformes telles qu’Afrik’ENCA pour la comptabilité du capital naturel, MISLAND pour le suivi de la dégradation des terres aligné sur l’indicateur ODD 15.3.1, ainsi que des systèmes de reporting et de définition d’objectifs NDT, renforçant les capacités nationales et l’alignement avec les processus de la CNULCD. Combinée à une accréditation auprès des principaux fonds climat, cette approche permet de traduire les priorités régionales en programmes finançables. Dans ce contexte, le Consortium NENA agit comme une plateforme de convergence - alignant les messages régionaux, consolidant les données et portant une voix régionale cohérente et opérationnelle dans les processus globaux tels que la CoP17.

À travers ces différentes contributions, un message central s’est imposé : le pastoralisme ne doit plus être considéré comme une question marginale, mais comme un levier stratégique pour articuler les agendas climat, terres et biodiversité.

Les discussions ont également renforcé le rôle des plateformes régionales telles que le Consortium NENA IYRP pour :

  • structurer un plaidoyer collectif,
  • consolider les données et les retours d’expérience de terrain, et
  • faire le lien entre réalités locales et processus politiques globaux.

Le défi à venir est clair : passer d’une dynamique internationale limitée dans le temps à des mécanismes pérennes, afin de garantir que les pasteurs restent visibles et influents bien au-delà de l’IYRP 2026.