15 juin 2026. Nairobi, Kenya.
L’Observatoire du Sahara et du Sahel, en partenariat avec le Centre régional de cartographie des ressources pour le développement (RCMRD), le Secrétariat de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), WOCAT, Conservation International et Apacheta, a lancé l’atelier régional de renforcement des capacités consacré au rapportage CNULCD 2026, destiné aux pays anglophones d’Afrique.
Cette rencontre rassemble les points focaux nationaux et les experts chargés de l’élaboration des rapports nationaux de la CNULCD dans 24 pays africains anglophones. Elle vise à renforcer leurs capacités techniques et à promouvoir une approche harmonisée de la préparation et de la soumission des rapports nationaux dans le cadre du cycle de rapportage 2026.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par les interventions de M. Emmanuel Nkurunziza, Directeur général du RCMRD, de Mme Birguy Laminaza, représentante du Secrétariat de la CNULCD, et de M. Mustapha Mimouni, représentant de l’OSS. Les intervenants ont insisté sur l’importance du renforcement des capacités pour améliorer la qualité des rapports nationaux et relever les défis techniques et institutionnels qui y sont liés.
Les travaux de cette rencontre portent également sur les méthodologies de calcul et de rapportage des cinq objectifs du Cadre stratégique 2018-2030 de la CNULCD, ainsi que sur l’indicateur ODD 15.3.1, relatif à la proportion de terres dégradées par rapport à la superficie totale du pays. Cet indicateur constitue un élément central de l’évaluation des progrès vers la neutralité en matière de dégradation des terres (NDT), à travers l’analyse de la couverture terrestre, de la productivité des terres et du carbone organique des sols. Au cours de l’atelier, l’OSS anime plusieurs sessions techniques et pratiques consacrées à l’utilisation de la plateforme PRAIS 4, principal outil de rapportage de la CNULCD, ainsi qu’à des outils d’analyse des données spatiales tels que Trends.Earth et la plateforme LDN-Africa développée par l’OSS.
Au-delà de son volet technique, l’atelier contribue à renforcer les mécanismes nationaux de rapportage, à favoriser les échanges d’expériences entre les 24 pays participants et à consolider la coopération régionale en vue du respect des échéances du cycle 2026. Il vise également à conforter le rôle de l’OSS en tant que centre technique de référence dans le domaine.
À travers cette initiative, l’OSS réaffirme son engagement à accompagner les pays africains dans le renforcement de leurs capacités techniques et institutionnelles pour une mise en œuvre efficace de la CNULCD et l’atteinte des objectifs de la NDT à l’horizon 2030.